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La procédure de
transposition en droit interne des directives et
décisions-cadres négociées dans le cadre des institutions
européennes est régie par la circulaire du
Premier ministre du 27 septembre 2004
(JO n° 230 du 2 octobre 2004 p 16920) dont ne sont
reproduits ci-après que les développements relatifs aux
études d'impact et au suivi des travaux de transposition.
La participation
active des fonctionnaires et agents qui ont participé à la
négociation des actes à transposer est une condition
indispensable pour une transposition complète et cohérente
de ces actes.
Les questions
touchant à la rédaction des textes de transposition sont
traitées dans la
fiche 4.1.3.
Mesure de
l'effet des projets d'actes
Chaque ministère
assume, dans son domaine propre, la responsabilité de la
préparation de la transposition du droit européen en droit
interne. Cette responsabilité commence en amont de
l'adoption des directives par le Conseil. Les effets sur le
droit interne des dispositions envisagées et les contraintes
ou difficultés qui pourront en résulter doivent en effet
être mesurés et pris en compte dès le stade de l'élaboration
et de la négociation des actes des institutions européennes.
L'identification
de ces contraintes pourra en particulier nourrir les
positions exprimées auprès de la Commission européenne dans
la phase de consultation préalable des propositions d'actes
(consultations sur les livres blancs ou livres verts par
exemple). Une vigilance particulière mérite d'être accordée
à ce stade au choix de l'instrument juridique soumis à la
négociation. Il est de peu d'intérêt de faire le choix d'une
directive lorsque sont négociées des règles qui ne
laisseront aux Etats membres aucune marge de manoeuvre dans
leur mise en oeuvre : dans la mesure du possible, la forme
du règlement devrait en ce cas être privilégiée.
L'activité
normative de l'Union doit être gouvernée par les principes
de subsidiarité et de proportionnalité. Il convient
d'examiner chaque proposition de directive ou de
décision-cadre à la lumière de ces principes, qui conduisent
à écarter de leur champ les questions qui peuvent être
réglées au niveau national par chaque Etat membre.
Il faut également
faire en sorte, au cours de la négociation, que soit fixée
dans l'acte adopté par les institutions européennes une
échéance de transposition compatible avec les difficultés
d'ordre interne à surmonter pour la complète application de
l'acte négocié, telles qu'elles ont pu être identifiées à ce
stade. La demande de mise en oeuvre progressive d'un acte
peut être un moyen de surmonter ces difficultés, dès lors
que les délais ainsi obtenus sont effectivement mis à profit
pour appliquer la stratégie initialement définie pour la
transposition de l'acte.
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Fiche d'impact simplifiée et
étude d'impact
1°) Fiche
d'impact
Tout projet
d'acte des institutions européennes doit donner lieu à une
analyse préalable de ses impacts juridiques, budgétaires,
techniques ou administratifs, y compris, le cas échéant,
pour les collectivités territoriales, ainsi que de ses
conséquences sur le secteur d'activité intéressé.
A cet effet, le
ministère chef de file doit fournir, sur l'invitation du
SGAE et dans les trois semaines suivant la transmission aux
assemblées d'une proposition d'acte européen dans le cadre
de la procédure de l'article
88-4 de la
Constitution, une fiche d'impact juridique simplifiée
relative à cet acte. Cette fiche dresse la liste des textes
de droit interne dont l'élaboration ou la modification
seront nécessaires en cas d'adoption de la directive ou de
la décision-cadre. Elle indique quelles sont les difficultés
de transposition déjà identifiées.
Il peut s'agir,
en particulier :
- d'interrogations sur le
choix du niveau de texte adéquat dans la hiérarchie des
normes internes au vu, en particulier, de la position
adoptée par le Conseil d'Etat dans le cadre de la procédure
instituée par la
circulaire du 13 décembre 1999
relative à l'application de l'article
88-4 de la
Constitution ;
- de difficultés
d'interprétation ou de risques d'incohérence au regard des
dispositions de droit interne liées à une insuffisante
qualité rédactionnelle du texte communautaire.
Cette fiche est
accompagnée d'une première évaluation portant sur les
impacts autres que juridiques de l'acte, ainsi que d'un avis
sur le principe du texte.
2°) Etude
d'impact
L'analyse ainsi
faite permet d'éclairer la négociation dès le stade initial.
Première étape de l'étude d'impact, elle est ensuite
enrichie et adaptée lorsque des modifications notables sont
apportées à la proposition du fait de la position commune
adoptée au Conseil ou à la suite d'amendements proposés par
le Parlement européen.
Sans verser dans
un formalisme excessif et avec le degré de précision
autorisée par l'état de la négociation, l'étude d'impact
doit :
- d'une part, comporter un
tableau de concordance, article par article, entre l'acte en
cours de négociation et les dispositions de droit interne
appelées à faire l'objet de modifications lors de la
transposition ;
- d'autre part, permettre de
mesurer les impacts techniques, budgétaires et
administratifs de l'acte en cours de négociation. Les
positions prises dans la négociation doivent tenir compte de
ces différents éléments.
L'étude d'impact
dresse également la liste des organismes dont la
consultation constitue un préalable nécessaire à la
transposition en droit interne des directives et des
décisions-cadres. Dès le stade de la négociation, il est
utile que soient consultés les différents acteurs du secteur
intéressé, y compris, le cas échéant, les organismes qui
seront obligatoirement consultés au stade de l'élaboration
des mesures nationales d'exécution. Dès ce stade aussi, une
attention particulière devra être prêtée à l'association des
collectivités territoriales lorsque la proposition d'acte
négociée affecte leurs domaines de compétences.
3°) Saisine pour
avis du Conseil d'Etat
S'il apparaît,
dès la présentation du projet d'acte ou au cours de sa
négociation, que l'insertion dans le droit interne du texte
examiné par le Conseil de l'Union européenne est susceptible
de soulever des problèmes juridiques délicats, le Conseil d'Etat
peut être saisi sans attendre d'une demande d'avis, selon
les modalités prévues par la circulaire du 30 janvier 2003
(voir
fiche 2.1.2
Consultations préalables).
Suivi des
travaux de transposition
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Echéancier de transposition
Dès que la
directive ou la décision-cadre a été publiée, son texte est
transmis par le SGAE au ministère désigné en qualité de chef
de file, aux autres ministères intéressés et au secrétariat
général du Gouvernement. Dans un délai fixé par le SGAE et
qui ne saurait excéder trois mois suivant cette
transmission, chacun des ministères participant à la
transposition adresse au SGAE un échéancier d'adoption des
textes relevant de ses attributions, accompagné, pour chacun
de ces textes, d'un avant-projet de rédaction et d'un
tableau de concordance définitif permettant d'identifier
clairement les dispositions transposées.
Les délais requis
pour l'élaboration des textes doivent être déterminés avec
réalisme. Il convient, en particulier, de prendre toutes
mesures pour concilier les procédures de consultation
applicables à certains textes, par exemple la consultation
d'instances représentant les professions, avec le respect
des délais de transposition.
C'est à ce stade
qu'il convient également d'identifier les difficultés qui
subsisteraient dans l'interprétation du texte communautaire.
En cas de difficulté sérieuse, le SGAE et, le cas échéant,
la direction des affaires juridiques du ministère des
affaires étrangères sont saisis sans attendre.
-
Réunions interministérielles de
suivi de la transposition
Ces réunions,
convoquées par le SGAE à échéances régulières, permettent de
vérifier le respect des échéanciers indicatifs fixés à la
suite de l'adoption de la directive ou de la décision-cadre.
Dans le cas particulier où la directive comporte des
dispositions prévoyant que certaines des questions relevant
de son champ d'application feront l'objet d'un nouvel examen
à une échéance prédéterminée (clause dite « de rendez-vous
»), le SGAE veille à ce que le délai ainsi accordé soit
employé à préparer la position de la France dans les
discussions à venir.
Il incombe au
SGAE de tenir à jour, en liaison avec les ministères
intéressés, le tableau général de transposition des
directives et des décisions-cadres. Une synthèse de ce
tableau par ministère est transmise semestriellement au
secrétariat général du Gouvernement, aux fins d'examen dans
le cadre de la programmation du travail gouvernemental, et
portée à la connaissance des membres du cabinet du Premier
ministre pour les matières relevant de leur secteur, ainsi
que du directeur du cabinet des ministres et secrétaires d'Etat
intéressés.
Afin de résoudre
les difficultés identifiées dans le cadre du suivi
interministériel de la transposition opéré sous l'autorité
du SGAE, un groupe à haut niveau de l'adaptation au droit
communautaire se réunit à un rythme trimestriel sous
l'autorité conjointe du secrétaire général du Gouvernement
et du secrétaire général du SGAE, en liaison avec les
ministères chargés des relations avec le Parlement et des
affaires européennes et en présence des correspondants de la
transposition. Les difficultés qui subsisteraient à ce stade
sont soumises à l'arbitrage du Premier ministre dans les
meilleurs délais.
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